Une technologie controversée, mais aussi utile.
La découverte
Comme beaucoup de personnes, ma première réaction face à la promotion de l’IA des débuts, a plutôt été de la méfiance et du dédain.
Un truc qui nous répond comme un perroquet mal emboîté et aussi loquace qu’une huître, ça promettait pas grand chose, il faut l’avouer.
Ensuite est venue l’IA générative, promue par vagues incessantes de publicités pour des téléphones plus intelligents que l’intelligence elle-même. Le trucage de photos et de vidéos accessibles au grand public de sorte qu’à partir de ce moment, tout ce qu’on voit ou entend peut être faux.
L’intelligence
Qu’est-ce que l’intelligence ?
Je ne vais certainement pas prétendre avoir les compétences pour répondre à cette question, toutefois il est important d’aborder cette dernière dans un article qui parle d’intelligence.
Dictionnaire :
Définitions proposées par : Dictionnaire Le Robert ·
Intelligence
nom féminin
- Faculté de connaître, de comprendre ; qualité de l’esprit qui comprend et s’adapte facilement.
- L’ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance rationnelle (opposé à sensation et à intuition). Synonymes : entendement, intellect, raison
- Intelligence artificielle (IA) Ensemble des théories et des techniques développant des programmes informatiques complexes capables de simuler certains traits de l’intelligence humaine (raisonnement, apprentissage…).
Donc ce que l’IA fait, c’est : “simuler certains traits de l’intelligence humaine”.
Mensonge calculé ?
Avant toutes les interrogations sur la liberté, la sécurité et l’écologie, il y a une chose qui me choque et qui, de toute évidence, n’a posé de problème à personne, c’est son nom.
Car s’il est bien une chose qui joue le rôle de devanture de n’importe quelle chose, c’est son appellation.
“L’intelligence artificielle”. Faut être sacrément culotté, avoir une estime de soi au-delà du réel ou n’être simplement que limité intellectuellement pour se dire : “je vais écrire un logiciel qui sera une intelligence” et d’ajouter “artificielle ! Car écrite par un humain”.
Réduire une intelligence modelée par des millions d’années d’évolution en un code qui imbrique le savoir digitalisé pour répondre à nos questions, c’est soit du génie, qui en terme de comparaison, s’élève au niveau de la découverte du feu, soit une extraordinaire entourloupe technologique.
Vu qu’elle ne fait que simuler l’intelligence (et encore, que certains traits), pourquoi ne pas l’avoir appelée “Assistant Informatique” ou “Assistant Intelligent” à la rigueur ?
Mon avis est que, même si cela n’a pas été calculé à la base, bousculer les masses en leur opposant une intelligence comparable voire supérieure à la leur ne fait que les faire douter d’eux-mêmes. Et des personnes qui doutent de leurs capacités dans une société majoritairement compétitive, feront n’importe quoi pour combler ce faux-semblant de vide. Comme acheter le dernier smartphone à 2000 balles.
L’utilisation
En mettant de côté l’utilisation récréative, je trouve fascinant l’idée d’enfin pouvoir, avec l’aide de cet outil, décoder l’ADN humain, faire avancer les recherches sur les maladies incurables, faire un bond en avant dans la découverte de nouvelles planètes. La liste peut être longue, et il y a là un point essentiel, elle ne s’allongera qu’avec les besoins que nous, humains, définirons. Peut-être qu’un jour futur cette IA nous surpassera et prendra des décisions à notre place comme le chemin à prendre pour l’avenir de l’humanité, mais ce jour-là n’est pas arrivé et s’il arrive, j’espère qu’il sera en accord avec l’environnement dans lequel nous évoluerons.
L’impact écologique
Là aussi c’est un aspect qui ne peut pas être négligé : l’impact sur notre environnement est énorme en termes de consommation énergétique et de matières premières, d’eau nécessaire au refroidissement des supercalculateurs qui moulinent pour faire chanter un bébé dans une vidéo débile.
Je fais le vœux que cette entreprise d’augmentation artificielle de l’intelligence ne laisse pas la question de l’écologie de côté.
Pour une intelligence, ça serait le comble de la bêtise.
Un outil face à la souffrance
Après ces points abordés parfois de façon dithyrambique, je voudrais témoigner d’une utilisation que je pense raisonnée.
- La souffrance, qu’importe la sorte ou la source, n’est pas et ne sera jamais acceptable.
- De pouvoir converser ne serait-ce qu’avec une IA quand on est en souffrance peut apporter du soulagement.
- De pouvoir exposer ses problèmes et se voir proposer des pistes à explorer plutôt que de sombrer dans la dépression peut apporter du soulagement.
- D’avoir des retours sans jugement humain peut apporter du soulagement.
- D’avoir accès à une aide technologique pour le cerveau des personnes en fatigue chronique et sujettes au brouillard mental qui n’est, n’en déplaise à certains, rien d’une sinécure, peut apporter du soulagement.
Face à la souffrance, rien n’est trop cher pour la personne qui en est atteinte. On ne peut décemment pas dire à des personnes en fauteuil roulant : “Tu devrais arrêter d’utiliser ton fauteuil, ça pollue de le fabriquer” ou “Arrête de pleurer, tu dois être habitué à avoir mal”.
Vous avez compris l’idée.
En tant qu’aide aux personnes en souffrances ou diminuées, l’intelligence artificielle peut devenir un outil vital.
(Écrit sans IA, parce qu’à ce moment-là, c’était possible).
Prenez soin de vous.
(Si vous souffrez, ou un de vos proches :
- En premier lieu, demandez de l’aide à des personnes qualifiées.
- Ne prenez pas au mot les réponses d’une IA au même niveau que vous ne devez pas croire n’importe qui ou n’importe quoi.)







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